Alexandre Ruiz, el comentarista

Vous le savez, petit à petit Bein Sport se paye à peu près tous les droits du sport. Bietry, est décidé à faire chier Michel « désolé » Denisot ad vitam eternam. Et cela commence par recruter le scélérat de Canal Plus, j’ai nommé Alexandre Ruiz. Portrait:

Style:

Alexandre Ruiz, c’est avant tout le combo parfait du serveur dans les restaurants Costes: costume cigarette noir, chemise blanche cintrée, richelieus pointues laquées, cravate noire fine. Ajoutez à cela la 3ème pièce du costume digne du vendeur du mois dans le Sentier et vous obtenez Alexandre Ruiz. J’aurais personnellement ajouté la petite montre gousset avec le fil qui pendouille. Un espagnol qui se prend pour un italien sur une chaîne française. Un génie.

Tête:

Le toréador du PAF, c’est avant tout une gueule. Sourires charmeurs, l’air malicieux, regards en travers. Cheveux mi-longs, gominés, avec quelques reflets blancs: le parfait tocard approchant de la quarantaine qui adore qu’on lui dise  » nooon, t’a 37 ans ? je t’en donne 10 de moins !! » Devant passer tout son temps libre au Printemps, c’est le genre de personne à claquer 235 euros dans un rasoir électrique multifonctions, celui qui te permets de te raser de 18 manières différentes. Lui c’est plutôt négligé chic. Barbe de 72H. Non pas 3 jours, 72H. Alex ne triche pas avec ses abonnés.

Vous vivez toujours chez vos parents ?

Vous vivez toujours chez vos parents ?

Le journaliste

Tout comme son respecté confrère Christian Jean-Pierre, el muchacho tient à son style partisan, à savoir toujours être du côté du club espagouin. Et s’il peut demander au cadreur de faire un 8ème gros plan sur Messi qui se ronge les ongles, il le fera. Travail de précision on vous dit. Cantonné aux bords de terrain, on a du mal à savoir dans quel registre on le préfère:

  • La prononciation à l’espagnole: vous vous souvenez, ce connard en cours d’anglais qui vous sortait un accent à deux balles après que ses parents lui aient payé un stage d’un mois dans la plus immonde des cités balnéaires anglaises ? Alexandre Ruiz est espagnol et veut que cela se sache.  » Messieurs, la rentrée de Bictor Baldesh sous la bronca de Shantiago Bernabeouu ».
  • Celui qui vous retranscrit l’émotion, comme si vous y étiez:  » Messieurs, je suis derrière les buts de Dortmund, et je peux vous dire qu’il y a une ambiance incroyable ». Merci el specialista, je m’empresse d’augmenter le son de ma télé pour ne rien louper. Je n’avais pas ressenti de tels frissons depuis le regretté David Astorga.
  • Ces moments complices, entre Sonny Anderson et Pires, qui se demandent à quel moment parler. L’un regarde le cadreur pour le feu vert, l’autre part dans ses longues tirades, mélange franco-brésilien dont lui seul à le secret. El matador, en maître de cérémonie.
  • Ses moment d’émerveillements pour les choses simples de la vie: « regardez ce formidable public du Camp Naou, s’arrêter devant la buvette, se prendre un petit bocadillo et discuter de tout et de rien avant le choc, el Clasico, en exclusivité pour vous, les abonnés de Bein Sport ». Un conteur, mais avant tout un VRP de la chaîne. faut pas déconner on a failli confondre avec Canal.

Ne change rien el comentarista, ton style, ton éloquence te feront peut-être un jour atteindre les sommets: Marcel Desailly. Non personne n’atteint Marcel. Mais celui qui cesse de vouloir être le meilleur, cesse déjà d’être bon.

Allez salut bande de baltringues, je vous laisse

Mendoza

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