Comment réussir dans le monde du Football: dois-je simuler?

Le monde est injuste. Toi qui nous lit à 11h du matin avec Motus en fond sonore parce qu’une license d’histoire ne suffit pas plus pour décrocher un CDD, tu le sais mieux que quiconque. Alors faut-il prendre exemple sur Thierry Becarro et souffrir en silence? Afin de ne pas être systématiquement le dindon de la farce, il est de bon gout d’avoir quelques notions de simulation. Décryptage.

D’abord la simulation qu’est-ce que c’est?

Les experts s’accordent pour dire que ce phénomène provient certainement de l’Italie. Le Football ayant été inventé en Angleterre, probablement sous la forme d’un schisme d’avec le Rugby, il envahit ensuite l’Europe pour devenir le sport que nous chérissons. Or, atteignant l’Italie, un phénomène étrange se produisit. Alors que le Foot commençait à prendre pied dans la Botte, celui-ci rencontra l’influence de la culture italienne très empreinte de Commedia Dell’Arte, et enfanta par la même occasion une nouvelle tendance artistique: la simulazion.

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Un masque de l’époque de la Commedia Dell’Arte.

L'hommage de Néné.

L’hommage de Néné.

Les Pleureuses (c’est ainsi qu’on appelait les plus grands artistes simulateurs) commencèrent alors à apparaitre sur les terrains de Football. Très vite, la contagion embrase les pays les plus exposés sans qu’à ce jour on n’y ai mis un terme. Les championnats espagnol et portugais (Fado oblige) sont parmi les plus touchés.

Assez parlé d’histoire, passons à l’analyse technique en elle-même. Vous voulez faire comme les plus grands, voici ce que vous devez savoir. Attention: ne faites pas ça chez vous, vous allez inquiétez vos proches.

Les Gestes:

  • Le jeté: ce geste consiste à augmenter artificiellement l’amplitude du saut lié à un tacle par son adversaire, ceci dans l’unique but de faciliter la vie de l’arbitre. Contrairement au sens commun, il n’est pas nécessaire que le partenaire vous touche réellement, ni que vous ayez le moindre élan pour faire un saut de plus de 5 mètres.
Christiano Ronaldo réalisant un jeté.

Christiano Ronaldo réalisant un jeté.

  • Le Plongeon: c’est un incontournable de la simulation moderne, il consiste à simplement s’écrouler en relâchant les muscles pour perdre tout tonus musculaire. Afin d’aider l’arbitre dans son travail quotidien, ceci doit être effectuer à proximité d’un joueur adverse. Ce geste est difficile à réaliser correctement, vous pouvez vous inspirer de cette vidéo pour travailler votre jeu.

  • Le Roulé-Boulé: très en vogue en Italie, cette technique consiste à rouler son corps par terre pour marquer l’importance du choc reçu de la part l’adversaire. Sur un terrain de Football, où les lois de la physique ne s’appliquent pas, il n’est pas rare de voir des attaquants se trainer par terre sur une quinzaine de mètres suite à l’impact du souffle d’un défenseur opposé. Un exemple à la première position de ce top 10 vidéo (à 2 min 25).

  • Libre Style: les figures en style libre sont l’apanage des plus grands. On note parmi elles, l’imposition des mains qui consiste à se prendre le visage à cause de la douleur provoquée par le rapprochement du front d’un adversaire. Ces simulations d’un nouveau type permettent de renouveler la discipline et offrent aux supporters un plaisir toujours renouvelé.

Il existe bien d’autres gestes qui font de la Simulation et des Pleureuses modernes un univers en constante évolution. A noter l’apparition inquiétante de cas de simulation chez les arbitres, à l’image de Monsieur Castro simulant une agression imaginaire commise par Thiago Silva cette saison.

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Alexandre Ruiz, el comentarista

Vous le savez, petit à petit Bein Sport se paye à peu près tous les droits du sport. Bietry, est décidé à faire chier Michel « désolé » Denisot ad vitam eternam. Et cela commence par recruter le scélérat de Canal Plus, j’ai nommé Alexandre Ruiz. Portrait:

Style:

Alexandre Ruiz, c’est avant tout le combo parfait du serveur dans les restaurants Costes: costume cigarette noir, chemise blanche cintrée, richelieus pointues laquées, cravate noire fine. Ajoutez à cela la 3ème pièce du costume digne du vendeur du mois dans le Sentier et vous obtenez Alexandre Ruiz. J’aurais personnellement ajouté la petite montre gousset avec le fil qui pendouille. Un espagnol qui se prend pour un italien sur une chaîne française. Un génie.

Tête:

Le toréador du PAF, c’est avant tout une gueule. Sourires charmeurs, l’air malicieux, regards en travers. Cheveux mi-longs, gominés, avec quelques reflets blancs: le parfait tocard approchant de la quarantaine qui adore qu’on lui dise  » nooon, t’a 37 ans ? je t’en donne 10 de moins !! » Devant passer tout son temps libre au Printemps, c’est le genre de personne à claquer 235 euros dans un rasoir électrique multifonctions, celui qui te permets de te raser de 18 manières différentes. Lui c’est plutôt négligé chic. Barbe de 72H. Non pas 3 jours, 72H. Alex ne triche pas avec ses abonnés.

Vous vivez toujours chez vos parents ?

Vous vivez toujours chez vos parents ?

Le journaliste

Tout comme son respecté confrère Christian Jean-Pierre, el muchacho tient à son style partisan, à savoir toujours être du côté du club espagouin. Et s’il peut demander au cadreur de faire un 8ème gros plan sur Messi qui se ronge les ongles, il le fera. Travail de précision on vous dit. Cantonné aux bords de terrain, on a du mal à savoir dans quel registre on le préfère:

  • La prononciation à l’espagnole: vous vous souvenez, ce connard en cours d’anglais qui vous sortait un accent à deux balles après que ses parents lui aient payé un stage d’un mois dans la plus immonde des cités balnéaires anglaises ? Alexandre Ruiz est espagnol et veut que cela se sache.  » Messieurs, la rentrée de Bictor Baldesh sous la bronca de Shantiago Bernabeouu ».
  • Celui qui vous retranscrit l’émotion, comme si vous y étiez:  » Messieurs, je suis derrière les buts de Dortmund, et je peux vous dire qu’il y a une ambiance incroyable ». Merci el specialista, je m’empresse d’augmenter le son de ma télé pour ne rien louper. Je n’avais pas ressenti de tels frissons depuis le regretté David Astorga.
  • Ces moments complices, entre Sonny Anderson et Pires, qui se demandent à quel moment parler. L’un regarde le cadreur pour le feu vert, l’autre part dans ses longues tirades, mélange franco-brésilien dont lui seul à le secret. El matador, en maître de cérémonie.
  • Ses moment d’émerveillements pour les choses simples de la vie: « regardez ce formidable public du Camp Naou, s’arrêter devant la buvette, se prendre un petit bocadillo et discuter de tout et de rien avant le choc, el Clasico, en exclusivité pour vous, les abonnés de Bein Sport ». Un conteur, mais avant tout un VRP de la chaîne. faut pas déconner on a failli confondre avec Canal.

Ne change rien el comentarista, ton style, ton éloquence te feront peut-être un jour atteindre les sommets: Marcel Desailly. Non personne n’atteint Marcel. Mais celui qui cesse de vouloir être le meilleur, cesse déjà d’être bon.

Allez salut bande de baltringues, je vous laisse

Mendoza

Tentation: doit-on soutenir les Français à Roland Garros?

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Il n’a pas à s’en vouloir, il n’a pas démérité.

On va pas se mentir, le Foot, y’a que ça qui compte vraiment dans la vie d’un supporter. Le reste des sports, c’est fait pour meubler entre le Foot. La fin de la saison rime, en France, avec un certain nombre d’événements qui permettent de s’occuper la tête, et il en est un qui passionne la France en ce moment, c’est le tournoi de Roland Garros. Vous êtes supporter, vous savez que le sport c’est la guerre des temps modernes, que la victoire est la plus belle chose qui soit. Seulement, à la porte d’Auteuil, c’est la loose depuis 30 ans. Que faire?

  • Supporter les Français quand même: ne nous mentons pas, on ne les aime pas les Gasquet, Llodra et autres Mathieu. Et vas-y que je te change mon polo en cours de match, et que je suis pas d’accord avec l’arbitre, et que je mets des lunettes de soleil et des casquettes à l’envers, et surtout vas-y que je sens une légèèèèère douleur dans la cuisse, résurgence d’une blessure subie au Master 150 de Saint-Bougnard-les-Olivettes (défaite malheureuse en finale évidemment). Les Français sont complètement inblairables et ce, même après leur retraite sportive puisqu’ils sont frappés du même mal que nos amis Footballeurs, ils se mettent au consulting sportif.
  • Regarder sans supporter: la formule de l’apatride. Seulement voilà, on se sent comme un cadre supérieur ayant subtilement gratter ses places pour le 4ème tour du tournoi au CE. Ce sale fils de chien qui applaudit tous les coups gagnés parce que « c’est du beau tennis« . Mais viens faire un tour dans le virage Nord sale baltringue, tu vas voir si tu peux applaudir les buts adverses.
  • Supporter les meilleurs: comme tous nos amis Suisses installés en France pour des raisons évidente de fiscalité, il est aussi possible de supporter Roger Federer. Vous rejoindrez tous vos amis du 16ème arrondissement qui ne veulent pas s’embrouiller avec la Confédération Hélvétique et qui logiquement lachent des « Allez Roger » (prononcé rodjeur). Ces gens ne se respectent pas, ne les respectez pas non plus merci.
  • Parier contre les Français: la bonne formule. Puisque les Français sont des chèvres, autant se faire un peu de cash. Mettez sur l’adversaire ce qui vous seriez prêt à mettre pour que le Français gagne. Si vous avez un peu de coeur, ce chiffre sera non nul. Ainsi, sur le match de Richard Gasquet, alors que le Bittérois menait deux set à zéro face à Wawrinka, un petit billet de 10 vous aurait permis de commencer à économiser pour une Playstation 4.
  • Supporter les Bleus pendant leur tournée: intéressant sur le papier mais le public du Stade de France ressemble beaucoup à celui du Philippe Chatrier (olas, drapeaux, applaudissements…), ajouté à cela les commentaires de CJP et la nausée commence à monter.
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Zlatan ne dédicace qu’au numéro un mondial.

Finalement, peut-être que comme dirait les Guignols, il vaut mieux éteindre la télévision et reprendre une activité normale.

Faites entrer l’accusé: Christian Jeanpierre

Christian Jeanpierre est né le 9 avril 1965 et évolue sous la couverture de journaliste sportif depuis 1999. Comme tous les grands criminels, son nom est également un prénom (Emile Louis, Guy Georges, Patrick Sebastien…). Propulsé aux commandes du « commentaire » sportif sur TF1 (lol) à la mort tragique du grand Gilardi, il parvient à s’imposer là ou David Astorga, malgré un charisme envoutant échoua, faute de temps de parole.

Alors Arsène, cette pelouse?

Christian Jeanpierre est une véritable plaie, aussi bien par son comportement que par son incompétence. Tant qu’il est cantonné au matches de l’EDF, il est parfaitement inoffensif. Mais lorsque TF1 décide de diffuser la Ligue des Champions, la France du Foot pleure, et la Redac avec elle. Il parvient l’incroyable exploit de nous faire regretter l’analyse de Christophe Dugarry, commentant un PSG-Bordeaux (pour ce qui veulent revivre ce genre de torture, c’est ici).

Christian a construit sa légende sur de nombreuses punchlines dont il a le secret, et qu’il utilise pour structurer son commentaire. Par-dessus ces gimmicks de base, il ajoute des phrases chocs pour varier, un bon décalage de 2 minutes sur le jeu en cours parce qu’il parle avec Arsène, et de nombreux cris lorsqu’il est perdu.

Florilège de citations très (trop) récurrentes de CJP:

  • « [nom du joueur] peut êêêêêêêtre ! »
  • « [nom du joueur] Atteeentioooooon ! »
  • « [nom de l’équipe] se remet à l’attaque, avec ce diable de [nom du joueur] »
  • « Héhéééé » ou « Hohoooo »
  • « Dans cette forêt de jambes ! »
  • « C’est sifflé en Angleterre ça Arsène? »
  • « N’oubliez pas dimanche 11h Téléfoot avec un interview exceptionnel de [Messi ou Ribéry ou Eto’o ou Gourcuff] »
  • « [nom du joueuuuuuuuuuuuuuuuuuuuur] ! » Passe de [autre joueur] pour [encore autre joueur]

Intégrale ici.

Récompenses:

En octobre 2010, il est élu par les lecteurs des Cahiers du Football, Micro de Plomb 2010, distinction ironique qui « récompense » le pire commentateur de l’année.

La Coupe du Monde de Rugby 2011 – l’heure de la révélation

Alors qu’il aurait dû raccrocher le micro depuis plus de 10 ans, CJP est propulsé dans un univers qu’il ne connait pas (ce qui ne le change pas trop du Football), le Rugby. Grâce à un comité brainstorming mené de main chevrotante par un Nonce Paolini sous crystal meth, CJP est désigné commentateur de la Coupe du Monde de Rugby 2011.

Le cauchemar commence, et est d’autant plus atroce que la France ira jusqu’en Finale et se fera enculer par l’arbitre, ce qui, pour le spectateur, sera l’équivalent d’une double péné anale.

CJP ne connait même pas les règles et de nombreuses associations se plaignent de son incompétence notoire, notamment à cause de son pétage de plomb lors de Pays de Galles – Afrique du Sud (vidéo ci-dessous).


Les Springbroks sont en difficulté et à six minutes du terme, les Gallois manquent un drop. Tout le monde l’a vu, sauf Christian Jeanpierre qui commence à s’emballer comme si les Gallois étaient en train de réaliser l’exploit du siècle! 

La réaction ne s’est pas faite attendre et ainsi fut inventé le Bingo Jeanpierre.

Un jeu pour les petits et les grands.

CJP est malheureusement encore aujourd’hui en train d’être pénible et de ne pas se la boucler sur TF1, notamment sur TéléFoot. Et ça fait 12 ans que ça dure…

Leçon de vie n°2: Pratique de la mauvaise foi en environnement vidéoludique

Après tout, ce n'est qu'un jeu.

Après tout, ce n’est qu’un jeu.

Etre une grosse merde, ca n’est pas une fatalité (quoi que). Alors si vous aussi vous êtes une immense quiche à FIFA, l’équipe du Dernier Défenseur vous donne les clés pour embellir vos après-midi chômage et autres samedis soir entre couilles. Comment ne pas perdre la face quand on a la loose virtuelle? Voici les clés:

Le fair-play de l’adversaire: la principale technique est d’harceler l’adversaire en expliquant qu’il a volé la victoire. Votre arme: le but saucisson. Si un cafouillage en surface précède un but de votre partenaire de jeu, brisez-le intellectuellement: « Super, magnifique but! Le prochain c’est carrément l’arbitre qui va le mettre pour toi?« .

Votre état de santé: fatigue, ballonnements, règles douloureuses seront vos outils pour expliquer une méforme en jeu. Rappelez-vous vos années collège quand tout était motif à vésqui les cours. Plus c’est gros, plus ça passe comme dirait votre maman. Le conseil de la Redac, faites semblant que vous allez vomir si vous êtes mené 5-0 par Marseille alors que vous jouez Barcelone. Personne vous en voudra si en faites vous ne vomissez pas.

La manette: c’est le chainon décisif entre l’homme et la machine. Une hésitation de sa part et votre jeu tombe à l’eau. Jetez votre manette par terre en hurlant qu’elle ne comprend pas ce que vous lui demandez! Personne ne peut vérifier ce que vous avez vraiment demandé, sauf si vous êtes connu pour votre mauvais esprit et que quelqu’un surveille ce que vous faites. Si vous en êtes là, changez de méthode.

La console: latence? scintillement? mauvais placement de la mini-map? Tout est bon pour dire que la console joue contre vous. Idéalement, ayez des connaissances techniques sur le hardware de la machine, ajoutées à des informations prétendument lues sur Internet et dénonçant certains défauts connus du jeu sur cette plateforme. Exemple: « putain ca rame, la console arrive pas à gérer quand y’a 14 joueurs en surface, c’est connu, ils en ont parlé sur jeuxvideo.com ».

Le jeu lui-même: la physique du jeu peut vous jouer des tours, mais seulement quand vous perdez (« PUTAIN c’est quoi cette passe?? Je voulais pas la mettre là!« ). Usez et abusez du mode ralenti pour prouver votre bonne foi: « c’est quoi ce rebond à la con??« . Le Graal du mauvais perdant, c’est la vidéo montrant que le ballon a traversé un polygone qu’il n’était pas sensé traverser. Plus rien ne peut vous arrêter. La victoire de votre adversaire aura un goût de cendre.

L’environnement immédiat: une bonne technique consiste à faire porter le chapeau à ce qui vous entoure. Un pote qui passe devant l’écran et vous serez évidemment déconcentré pendant toute la mi-temps. Une discussion s’amorce, un morceau de musique est diffusée, une vidéo Youtube lancée, tout est bon pour préparer le terrain en cas de défaite. Un conseil: si vous n’êtes pas en difficulté dans le match mais que vous prenez les devants au cas où, ne hurlez pas. En effet, ceci risque de mettre l’autre joueur en position d’avantage psychologique sur vous. Si vous criez, c’est que vous êtes pas serein.

Le dernier recours, marquer contre son camp: quoi de mieux pour ôter toute la saveur de la victoire pour son adversaire qu’en pourrissant sciemment la partie. Comment? En allant marquer contre votre camp, si possible en traversant tout le terrain. Jouez-la relax: « ha bah ca y est le jeu me laisse enfin marquer, je croyais que ca arriverait jamais« . Il est possible que votre adversaire vous insulte et/ou use de violence sur votre personne, tant cette méthode est vile et basse.

Le dernier des derniers recours, débrancher la console: vous allez vous faire haïr mais il existe encore plus radical que le CSC, il s’agit de débrancher purement et simplement la console. Si je perd, tout le monde perd. Alors attention, d’abord il vaut mieux que ca soit la votre, de console, parce que sinon le propriétaire va s’énerver. Ensuite, il faut savoir que ceci entrainera une confrontation physique dans 60% des cas, surtout si vous déclarez: « t’as pas gagné, le match était pas fini, on sait pas qui a vraiment gagné« . A vos risques et périls.

La finale de Coupe de France comme vous ne l’avez jamais vue

On a de la chance d'être ici, sur France Télévision.

On a de la chance d’être ici, sur France Télévision.

On va pas se mentir, ce Bordeaux-Evian, combat intérieur de Jean-Louis Borloo dans une réunion ministérielle au moment de demander à boire, n’a aucun intérêt sur le plan du jeu proposé, on a donc décidé de noter tous les acteurs du match sauf les 22 sur le terrain.

 Réalisation: France Télé a mis les moyens, musique de la coupe de France ridicule, l’application sur tablette ou smartphone sur francetvsports pour ne rien rater du match. Même avec ces atouts majeurs, ça sent le 9% de parts de marché. Ça reste un score honorable, il y a quand même Thalassa sur la 3. À noter l’emploi de la caméra super slow motion HD sur Maurice Belay qui dévisse en tribunes, des images rares. Petit plus: le reportage sur les présidents qui remettent les coupes, ça change de la pub pour TeleFoot à la mi-temps sur TF1. 5/10

Maillots: Non mais c’est quoi ces maillots pour Bordeaux? Le col blanc de fraîcheur même pas repassé correctement? (Un conseil pour nos lecteurs de la part de Super Nanny, l’amidon pour un col dur comme du béton.) Les numéros en Comic Sans MS. Tu crois que tu vas les vendre ces maillots? Tu crois que le fanboy il rentre à la boutique officielle de Bordeaux Centre, et il demande un maillot Finale de CDF avec flocage 18?
Pas beaucoup mieux coté savoyard avec un col bleu roi en polymères plastiques qui doit bien gratter. 2/10

Entraîneurs: n’est pas Paganelli qui veut. Le pauvre stagiaire qui a tenté de recueillir les impressions en cours de matchs l’a réalisé à ses dépends. Gillot a porté ses couilles et refusé catégoriquement d’offrir son opinion sur le déroulement de la rencontre au préposé bord de terrain de France 2. Un bon point pour lui, auquel vient s’ajouter la cravate bleue et bordeaux aux couleurs du club, tout a fait dans l’esprit Coupe de France.

En revanche, Dupraz mélange clairement les torchons et les serviettes. Pour lui, tous les diffuseurs se valent alors pourquoi ne pas nous donner son opinion sur le match. Manque clair de self-respect. 6/10

L’ambiance au Stade de France: Une affiche alléchante a permis de remplir la moitié du Stade de France, les roses d’un côté avec leurs drapeaux, les marines avec leur pull sur les épaules de l’autre. Un public qui ne risque pas d’envahir le terrain. Ça tape dans les mains ça siffle. Une ola se prépare à coups sûr. Comme à Roland Garros, les stewarts attendent un arrêt de jeu pour faire asseoir les retardataires.

On aurait aimé une banderole “Pisteurs, Chômeurs, Alcoolos : Bienvenue en Savoie” malheureusement le public n’est pas au rendez-vous. 2/10

Commentaire: un magnifique duo Emmanuel Petit, Kader Boudaoud capables d’amener leur expertise technique et une émotion sans pareil. Kader Boudaoud est à bloc, il la joue cocorico: “François Hollande et Noël Le Graaaét”, prononciation impeccable. Par contre Kader nous a pas gratifié d’un « ssabir rrrlifa » bien prononcé, comme tous les amateurs de streaming apprécient. Malheureusement la sauce ne prend pas. 3.5/10

Florilège:

  • “L’intervention de… Haa il est pas hors-jeu… Ha oui. Hooooooo, hoooooooo, HOOOOOO.”
  • “Haa l’attaquant Malien. Un mètre quatre-ving quatorze.”
  • “C’est bien! Sur les premières fautes, les arbitres ne sont pas là pour faire les gendarmes.”
  • “On va vous faire découvrir cette finale autrement avec le service des sports de France 2”
  • “Les milieux de terrains sont un petit peu aux abonnés absents.” 95% de récupération dans le rond central.
  • “Ya du talent devant avec Saivet, avec Cheick Diabaté évidemment”, putain l’année prochaine t’auras des équipes en Ligue 1 avec des attaques Ibra,Pastore,Lavezzi,Lucas et Falcao,Rodrigues,Moutinho. S’il te plaît Kader, va réviser la définition du mot “talent”!
  • Parlant des limites financières de l’ETG: “Evian s’inscrit dans la nouvelle politique économique qu’il y a dans le football moderne”, Dmitry a tweeté: “Mdr #petit”.
  • “Oh quelle superbe passe… je me rappelle plus qui a fait cette passe.”

Météo: un temps maussade, peu propice à la pratique du football, qui n’a donc pas rappelé les plus grandes finales de la mythique Coupe de France. Se taper le RER B, station Plaine Saint-Denis pour risquer la douche, mauvais esprit. 4/10

La pelouse: pour voir du jeu, il faut un beau terrain. La FFF l’a bien compris et a préféré passer avant les rugbymen. Pelouse impeccable, à l’anglaise. 9/10

Le Trio arbitral: arborant la traditionnelle tenue jaune fluo si chère à nos amis épileptiques, les arbitres ont rendu une copie correcte, malgré quelques problèmes de communication. 7/10

Les sponsors stade: Carrefour, PMU et Brioches Pasquier ont tout misé sur ce match de gala. Ça sent bon la France qu’on aime, celle des Quevilly et autres Carquefou. 7/10

Leçon de vie n°1: les beaux loosers

Chers Lecteurs,

Cette rubrique a pour but de développer quelques concepts bien connus du football, et du sport en général. Loin de nous l’idée de vous apprendre la vie. En fait si, nous sommes la pour ça.

Les beaux loosers: définition

Équipe qui, lors d’une compétition ou d’un championnat, aura perdu de façon méritante. Par son jeu, par son courage, elle aura suscité l’admiration des spectateurs, et plus largement la reconnaissance.

La loose, la vraie

Déjà on parle d’une belle connerie. On parle d’une équipe pas foutue de gagner, alors que soi-disant leur jeu était plus agréable à regarder, plus innovant. Un peu comme ce salarié sympa du 2ème étage, que tout le monde adore mais dont le poste n’a pas évolué depuis 5 ans et qui se branle sur sa « prime d’efficacité », ou son « ratio de prospects satisfaits ». Mais on s’en fout, l’important, c’est le résultat. On ne se souvient jamais du deuxième, et je ne préfère pas parler des autres. Vous croyez vraiment que le mec est content quand on lui sort:  » tu t’es entrainé depuis 5 ans pour cette compétition, tu as fait tous les bons choix sportifs, tu as perdu mais ce n’est pas grave. L’important c’est de participer ». Avec les chiffres du chômage, va expliquer à un mec que tu vires parce qu’il coûte trop cher que son travail est apprécié. Je suis certain qu’il te fera un grand sourire. Enculé.

Le Borussia Dortloose

Cette équipe a été très méritante, et par son jeu léché a réussi à se qualifier pour la finale de C1. La talentueuse jeunesse allemande, un stade rempli de supporters, les plus beaux tifos. Une émotion à chaque rencontre.

Mais on s’en bat les couilles! Un clochard comme entraîneur qui ne fera rien dans un autre club, la moitié de l’équipe composée d’hipsters. Sans déconner les mecs sont juste bons à aller boire des bières à Kreuzberg et écouter de la minimale après avoir pris des prods à Berlin Est.  On en parle de cette qualification contre l’équipe bannie de l’UEFA? Deux buts hors-jeu lors des arrêts de jeu après avoir subi tout le match? Un public de chômeurs qui n’a rien d’autre à foutre de la semaine que de faire des tifos? De la triche à grande échelle, et une chatte grande comme celle de ta mère. En plus, une réputation « d’équipe à la mode ». Nous reviendront sur ce sujet tout aussi écœurant.

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Hipster et fier de l’être

Mais sans déconner. En face c’est le Bayern. Des darons mariés, qui se lèvent tôt et se rasent le matin. Schweinsteiger, Lahm, autre chose que ces 10 polonais aux noms imprononçables qui jouent à faire des passes façon Barça. Ça met des frappes, ça joue physique, ça gagne le championnat à 5 journées de la fin. Là on est dans l’efficacité, la gagne. On ne pleure pas après la pilule de l’an dernier, on se met au charbon et on y retourne. La Bavière que l’on aime, le poumon économique de l’Allemagne. Un beau looser, c’est 23 Bundesliga et 5 Champion’s. Pas une ville de merde jumelée avec Amiens.

Bref, tout cela pour dire, chers lecteurs: La gagne, la gagne, la gagne.

Allez salut les baltringues, je vous laisse attendre la signature de Falcao. 3 jours de visite médicale, on plaisante pas à Monaco.

Mendoza