Comment réussir dans le monde du Football: Etre entraineur qu’est ce que c’est?

The Eye of the Tiger: l’élite du coaching à la française.

Qui ne s’est jamais rêvé entraineur de foot? Qui n’a jamais critiqué tel ou tel tacticien pour sa gestion a posteriori désastreuse d’une rencontre décisive ? Le Dernier Défenseur s’attarde aujourd’hui sur un poste clé du football moderne : l’entraineur. Car on a bien envie de croire qu’avec un vulgaire CAP Football Manager 2013, on peut gérer une équipe. Mais en fait c’est plus dur que ça. Passage en revue des différents skills d’un entraineur aussi solide que le Mou.

  • Savoir lire et écrire : c’est la base, nombreux sont ceux qui se présentent à des entretiens d’embauche pour devenir coach sans savoir lire et écrire. Or c’est une condition essentielle. Ceci semble frustrant quand on sait qu’on ne réclame pas une compétence aussi avancée pour un joueur de champ. Malheureusement, pour gagner le respect de son vestiaire, il faut savoir lire et écrire.
  • Savoir compter : on ne demande pas à un entraineur de savoir compter au delà de 100. En effet, la plupart des joueurs, même les plus idiots, ne prennent pas de numéro de maillot supérieur à 99. Evidemment, avoir un Master en Statistique option Canal Plus est très avantageux en conférence de presse d’avant match. Rien n’intéresse plus un journaliste sportif qu’une statistique peu éclairante telle que « Vous savez, toutes les fois où Gueugnon à encaisser plus de 3 buts dans le premier quart d’heure, l’équipe s’est inclinée. Donc notre objectif c’est d’être très compact les 15 premières minutes. »
  • Savoir faire des flèches : idéalement des flèches courbées. Elles sont en effet essentielles lors du briefing tactique. On gagne énormément le respect de ses joueurs si l’on maitrise bien le tracé de flèches sur paperboard.
  • Savoir répéter: il est capital de savoir dire la même chose avec des mots différents dans le milieu de l’entrainement. La conférence de presse post-match est un endroit très propice à l’utilisation de cette faculté. Lorsqu’un entraineur est sur le départ, par exemple, la question : « Alors, vous partez ? Vous allez où » se voit posée en permanence. Être capable de dire poliment : « Je sais pas, je fous la pression à la direction pour faire monter mon salaire.» sans avoir l’air de se répéter est fortement recommandé. Par exemple, dans cette vidéo.
  • Savoir faire des changements : peu de chose à dire sur les changements. Il faut savoir que dans le football moderne, le changement sert essentiellement à perdre 2 minutes quand on mène au score en deuxième mi-temps. Rappelez-vous de bien choisir les joueurs les plus éloignés sur le terrain. Un changement à la 90ème minute est aussi vu comme un gage de grande sagesse. N’hésitez pas à vous en servir.
  • Savoir gueuler : il est essentiel de savoir gueuler pour rien quand on est entraineur. Le mieux, c’est de gueuler dans une langue qui n’est pas familière à l’arbitre, de cette façon on est jamais expulsé, et le message de protestation ne passe pas. S’offusquer pour rien est un art, et il est d’autant plus savoureux que l’on critique l’arbitrage d’un fait de jeu qui est était bien trop loin pour être aperçu. Par conséquent, nous vous recommandons au moins un diplôme d’arbitre-bashing option canal football club.

Si vous avez toutes ses qualités, vous feriez un excellent coach. Malheureusement l’offre est bien inférieure à la demande, ce qui entraine des salaires mirobolants parmi l’élite (wait… what ?).